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FRANCE: le centre ATHENAS aimerait que les pouvoirs publics répondent à ses courriers adressés depuis 2004

Posted by lynxolog sur 24 octobre 2008


Le Centre ATHENAS est connu pour être, en France, le seul et unique centre de soins spécialisé et habilité pour accueillir les Félins sauvages en difficulté. Ses membres accomplissent un travail énorme, reconnu comme essentiel par tous les biologistes spécialisés dans la conservation des populations de Lynx vivant à l’état sauvage en France. Aussi, lorsque le très compétant Centre ATHENAS interpelle (depuis bientôt 5 ans) les pouvoirs publics à propos de la définition d’une politique de conservation de l’espèce et plus particulièrement de traitement de la problématique des jeunes lynx orphelins, la moindre des choses serait qu’une réponse soit apportée.

D’où cet article, publié sur le site internet du Centre ATHENAS:

 

ENCORE UN LYNX VICTIME D’UNE COLLISION EN FRANCHE COMTE

Un lynx mâle de 6 mois tué par une voiture à Pratz (39), puis transporté sur 40 km

 

Découvert par un de nos correspondants, ce jeune lynx a été tué dans la nuit du 19 au 20 octobre 2008. D’une corpulence normale (poids de 6,3 kg pour environ 6 mois), il a, vu ses blessures, sans doute été tué sur le coup par une voiture roulant à grande vitesse.

Entre Pratz et Villard d’Héria (39), un autre jeune avait été signalé tué par une voiture 20, presque à l’endroit où nous avions récupéré un jeune mâle (mort par la suite) en janvier 2008, mais le cadavre avait disparu, exepté un morceau de maxillaire. Or, il se trouve que ce morceau s’imbrique parfaitement dans la machoire du lynx découvert 24 heures plus tard à Boissia, à 40 Km du lieu de collision !!! La personne, qui souhaitait peut-être conserver le cadavre a du se raviser après coup, et le jeter sur le bas-côté où notre correspondant l’a découvert.
Par ailleurs, dans le Doubs très récemment, un jeune mâle très maigre a été tué par une voiture et un autre jeune , également dénutri a été vu non loin, puis a disparu pour sans doute mourir de faiblesse. Il est probable que leur mère ait été victime d’une collision ou d’un acte de braconnage. .
Ces deux facteurs restent les premières causes de mortalité de l’espèce, et nous rappellent sa fragilité, à l’heure où certains confondent indices de présence avec densité. La collecte d’indices par le réseau lynx, si elle permet de définir une aire de présence de l’espèce, ne permet pas d’avoir un idée juste de l’importance de la population, et l’augmentation de la pression d’observation pourrait avoir pour biais une surévaluation de la population. Or, le braconnage souvent suspecté et parfois avéré, la rectification des routes et l’augmentation du trafic routier pourraient très rapidement poser des problèmes au lynx, animal territorial mais très mobile.

Comme l’a démontré récemment, si l’en était encore besoin le suivi effectué sur Morissette, sur une territoire de 20 à 25 000 ha, la traversée de routes est inévitable pour le lynx. La fréquence des collisions n’est pas un indice d’abondance de l’espèce mais un révélateur de son mode d’occupation de l’espace. Les individus les plus exposés sont les femelles suitées et les jeunes, en raison de la plus grande mobilité rendue nécessaire par la recherche de proie.
La demande adressée par nous en 2004 puis 2006 puis 2008 au Ministère (et relayée par le Préfet Rouyer) de définition d’une politique de conservation de l’espèce et plus particulièrement de traitement de la problématique des jeunes lynx orphelins, est toujours à ce jour sans réponse.
Alors que nous sommes engagés, pour l’ensemble des espèces, dans une dynamique à long terme de régression des effectifs et/ou des habitats disponibles par accroissement de l’emprise humaine sur le milieu, il est regrettable que pour le lynx l’État se borne à l’indemnisation (légitime) des dégats sur cheptel ovin, et à la la destruction d’individus par tir lorsque qu’à l’issue de 12 attaques aucune mesure de protection connue comme efficace (en principe corollaire des indemnisations) n’a été demandée.

 

Par principe, nous ne sommes pas opposés à la mise à mort (assez d’euphémismes polis comme prélèvement ou gestion) d’un lynx lorsqu’aucune solution n’a été trouvée. Mais nous demandons que toutes les pistes soient préalablement explorées, ce qui en l’espèce, n’a pas été le cas.

Voir article « Prélèvement d’un lynx demandé »

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