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L’actualité du plus grand félin d’Europe, et de ses cousins

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Le retour du Lynx en Grand-duché de Luxembourg ?

Posted by leisoursoun sur 19 mars 2009


NB 1 : Article original en allemand de Birgit Pfaus-Ravida, le 21 février 2009 : wort.lu,

NB 2 : Article traduit sur le site de FERUS – Traduction : Carmen Olvermann.

L’ours et le loup ont disparu de nos latitudes depuis longtemps. De même, le lynx d’Eurasie, lynx lynx, fait partie d’une espèce qu’on ne voit plus dans les forêts luxembourgeoises. Mais, il n’est pas si loin que ça. Dans la grande région, on a déjà vu quelques animaux et peut être que dans un proche avenir, des exemplaires de ce félin protégé traverseront le Grand-duché. « A partir des analyses génétiques confirmés en Allemagne, on sait que le lynx est présent dans la zone de Gerolstein » selon Laurent Schley de l’administration des eaux et forêts luxembourgeoises. Analyse génétique signifiant qu’on a par exemple examiné des poils, trouvés accroché à un barbelé. Pareilles informations existent aussi de la Nordeifel allemande et d’Aix-la-Chapelle, de Belgique, surtout au carrefour des trois pays près de la frontière luxembourgeoise, ainsi de Maastricht et de Wallonie. « Par contre, le nombre des animaux restent incertain », dit Laurent Schley. Le lynx, va-t-il s’installer ici, s’il s’approche de Luxembourg ? « Ce n’est pas invraisemblable », selon Monsieur Schley. Selon des observations non confirmées, des gens prétendent avoir vu un félin de taille moyen dans la zone de Trèves et Bitburg. Ces observations et la présence confirmée en région transfrontalière appuie la possibilité que le lynx peut arriver en Grand-duché.

Un animal discret

Pas facile d’apercevoir l’animal. Un lynx adulte a un territoire de 100 à 200 kilomètres carrés. « Les lynx sont solitaires et ne se réunissent que pour l’accouplement », explique Monsieur Schley, docteur en biologie. C’est pourquoi, dans un territoire, il y a que deux individus au maximum en même temps. « En outre, le lynx est très farouche et discret » Ce que Monsieur Schley illustre par une anecdote : Un cinématographe, qu’il connaît, a persévéré aux aguets pendant deux heures, ne remarquant pas qu’il y avait un lynx caché confortablement juste à coté de lui… Cela montre que le lynx, protégé en Luxembourg et en Europe, n’est pas du tout dangereux pour l’homme. Il se cache, n’est pas agressif- et il n’est pas porteur de maladies, comme la rage par exemple. Il va de soi qu’il n’est pas un « nounours » non plus mais un prédateur qui se nourrit entre autres de souri, blaireaux et renards, mais avant tout et de préférence : de chevreuils. « C’est là où le bât blesse » reconnaît Monsieur Schley de ses échanges avec les chasseurs. « Ils ont peur que le lynx décime trop le cheptel de chevreuils ». D’une part il y a un cheptel « immense » de chevreuils au Luxembourg mais d’autre part on sait que : « Un lynx adulte mange un chevreuil par semaine en moyenne- et cela sur une surface de 100 à 200 kilomètres carrés. La densité estimée de la population de chevreuils s’élève de 24 à 30 animaux par kilomètre carré forestier », calcule Monsieur Schley. En aucun cas, le lynx ne sera un danger pour la population de chevreuils même s’il était installé sur tout le territoire. Au contraire : on a montré que dans des pays comme la Slovénie, où le lynx a été réintroduit avec succès, les cheptels de chevreuils sont en meilleure santé et plus résistants que dans d’autres pays. « Non pas parce que le lynx cible volontairement des animaux vieux et malades, mais parce que la probabilité qu’un chevreuil sain échappe au lynx est plus grande que pour un animal malade ». De plus, le lynx et le chevreuil ont eu un développement parallèle pendant les siècles et, de toute évidence, les chevreuils n’ont pas été éradiqués.

Beaucoup de jeunes meurent

Dès qu’un animal sauvage reconquiert son habitat naturel, l’homme voit des peurs enfouies resurgir : l’ours et le loup qui attaqueraient les humains…Et le lynx qui attaque les moutons, c’est-à-dire un animal de rente pour l’homme. « En effet, en Suisse, où le lynx a retrouvé ses anciens territoires, il arrive qu’il dévore des moutons de temps en temps », admet Laurent Schley. Pourtant, ce n’est que 0,15% des moutons en estive. « Environ 5 % succombent d’autres cause de mortalité : chutes, accidents ou attaques par des chiens errants », dit Monsieur Schley. Malgré tout, le 0,15% a plus de poids, psychologiquement parlant. En tout cas, il existe un fonds public qui rembourse les dégâts causés par un animal protégé. Si un lynx en Luxembourg était observé et qu’il attaquait un animal de rente et le tuait, le dégât serait remboursé par l’Etat si c’est bien le lynx le responsable. Laurent Schley répète : « C’est très, très rare que ça arrive ». En Luxembourg, la zone d’Ösling se prête particulièrement comme habitat pour le prédateur. La vie facile n’existe nulle part pour les lynx. Il y a une grande mortalité chez les jeunes. Très peu sont ceux qui survivront à la première année et très rarement un lynx en liberté atteint l’age maximum de 17 ans.

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