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SUISSE: la population de lynx fête ses 40 ans

Posted by lynxolog sur 8 juillet 2011


Article tiré du site de Ferus

Les 40 ans du Lynx en Suisse

Le 23 avril 2011, on fêtait les 40 ans du premier lâcher de lynx en Suisse. En 1971, un couple de lynx des Carpates était en effet relâché dans le domaine de chasse de Hutstock, dans le canton d’Obwald [Suisse centrale]. Cette action, menée conjointement par l’Inspection générale des sociétés de chasses et l’Office des forêts du canton d’Obwald, constitua le point de départ de la réintroduction du plus grand félin d’Europe non seulement en Suisse, mais aussi dans plusieurs pays de l’ouest et du centre du continent.

Les années suivantes, des lynx furent relâchés dans plusieurs régions de Suisse. Toutes ces opérations ne débouchèrent pas sur des implantations durables, mais dans les Alpes (entre le lac Léman et celui des Quatre Cantons) et dans le Jura, deux populations se constituèrent. D’autres réintroductions furent menées avec succès dans des régions connectées à l’Arc alpin : dans l’extrême nord des Alpes Dinariques (actuelle Slovénie) et dans la forêt de Bavière et de Bohème. Ces quatre réimplantations de lynx peuvent être considérées aujourd’hui comme des réussites alors que le sort d’autres populations, plus petites ou bien trop nouvellement établies, est loin d’être assuré.

L’introduction d’il y a 40 ans fut un acte pionnier. Alfred Kuster (1902-1967), qui s’occupa d’obtenir l’autorisation du Conseil fédéral pour la réintroduction du lynx en sa qualité d’inspecteur général des sociétés de chasse, et Leo Lienert (1921-2007), qui conduisit les premiers lâchers en tant que directeur des forêts du canton d’Obwald, partageaient la même conception visionnaire de la protection de la nature. Ils étaient d’avis qu’une forêt équilibrée n’avait pas seulement besoin d’ongulés, mais aussi de prédateurs. Le fait que les prédateurs puissent jouer un rôle important dans l’écosystème ne faisait pas l’unanimité à l’époque, même entre biologistes. Or, depuis, l’idée qu’un écosystème intact ne se résume pas à une ensemble complet d’espèces mais qu’il s’agit aussi de préserver les interactions entre ces espèces et leur pool génétique – leur « potentiel évolutif » – est devenu un des concepts centraux de la Convention mondiale pour la protection de la biodiversité.

Il y a 40 ans, deux craintes dominaient : la première sur le fait que le lynx ne puisse trouver d’habitat dans une Europe occidentale densément peuplée, la seconde sur le fait que ce grand prédateur puisse exterminer les populations de ses proies. Concernant le premier point, les lynx le résolurent tous seuls. Ils occupent en effet a présent sans gros problèmes des espaces largement dominés par l’homme. Par contre le second point reste encore aujourd’hui un sujet d’achoppement. Certes, il est clair que la présence du lynx ne signifie jamais l’extermination de tous les chevreuils et les chamois, mais nous savons aussi que la prédation du félin peut entraîner localement des baisses significatives de leurs populations. Les chasseurs, qui doivent aujourd’hui partager leur gibier avec le lynx, demandent donc, non plus son éradication, mais du moins sa régulation. Le « Concept Lynx Suisse » (www.bafu.admin.ch) envisage la possibilité d’une telle démarche. Cela est d’ores et déjà juridiquement formalisé dans les textes, reste à adapter clairement la réglementation concernant les sociétés de chasse. De telles interventions prendront la forme de translocation ou bien, lorsque les déplacements de lynx ne s’avèreront plus possibles, par des tirs de régulation. On peut aisément le comprendre, les deux possibilités ont leurs opposants et leurs défenseurs. En fait, ces deux mesures pourraient être combinées pour atteindre un même objectif : arriver à une grande extension spatiale de la population de lynx avec une régulation possible pour empêcher de trop fortes densités.

Les pionniers de la réintroduction d’il y a 40 ans sont aujourd’hui disparus. Ils nous ont laissé un héritage précieux, mais pas toujours facile à gérer. Les lâchers de l’époque étaient des actions individuelles et non coordonnées dont nous devons aujourd’hui nous servir pour construire un seul et même ensemble cohérent. Avec notre vision moderne, l’arrêté du Conseil fédéral de 1967 de reconstituer une population de lynx avec « un, voire deux couples de lynx en pleine santé et capable de se reproduire » nous apparaît pour le moins naïf. Nous savons aujourd’hui que la réintroduction d’espèces nécessite plus qu’une protection légale et quelques lâchers d’individus. Il s’agit aussi de mener des réflexions sur la génétique – de quelle taille doit être le groupe fondateur de la population pour éviter à long terme les effets négatifs de la consanguinité ? –, prendre en compte les oppositions et surtout prévoir, concernant le lynx, qu’une population viable a besoin d’énormément d’espace. Avec de telles espèces, nous ne pouvons plus penser à l’échelle d’espaces et de corridors écologiques protégés, ni même d’un seul canton, mais à celle de massifs montagneux entiers tels les Alpes ou le Jura. Ce n’est qu’au travers de nouvelles introductions qu’il sera possible de faire se connecter les populations actuelles, qui restent isolées, et de réussir à créer une population viable, par exemple au niveau de l’Arc alpin. Une population qui puisse également supporter que sa densité soit localement ou régionalement contrôlée pour que la cohabitation soit possible entre les chasseurs et le prédateur sans grands conflits. La protection de la nature et son utilisation durable ne sont pas contradictoires mais elles nécessitent compromis et consensus. C’est là que la Suisse et sa tradition du consensus peut une nouvelle fois servir de modèle. Sauf que concernant les grands prédateurs, le consensus doit désormais être trouvé par delà les frontières du pays. La Suisse, qui héberge la seule population dynamique de lynx du massif alpin, a ainsi une responsabilité toute particulière.

Par Urs Breitenmoser et Christine Breitenmoser biologistes spécialistes du lynx en Europe en général et en Suisse en particulier.

Traduction  FERUS

Source : « 40 Jahre Luchs in der Schweiz!« , Kora (23/04/11)

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SUISSE: les populations de lynx sont stables

Posted by lynxolog sur 25 novembre 2010


Les populations de lynx en Suisse ont peu varié comme le montrent les derniers résultats du Monitoring Lynx.

L’année 2009 totalise 484 observations fortuites de lynx. Les gardes-faune ont utilisé plus de pièges photographiques que les années précédentes. Un tiers des observations ont été faites dans le Jura, les autres dans les Alpes, le nord-est de la Suisse et quelques-unes sur le Plateau. Dans les Grisons, les observations de lynx ont été rares et il n’y en a eu aucune au Tessin.

Monitoring avec pièges photographiques dans le Jura et le nord-ouest des Alpes

Le Concept Lynx Suisse divise le pays en huit régions (les mêmes pour tous les grands prédateurs). Le suivi des populations de lynx se fait au moyen de piègeages photographiques intensifs, organisés à intervalles réguliers dans les régions où l’animal est présent.

Dans ces régions, une centaine de pièges photographiques sont alors posés pour 60 nuits. En 2009, le monitoring a été réalisé dans le Jura et le nord-ouest des Alpes.

Au nord-ouest des Alpes, on a observé 23 lynx indépendants et 6 juvéniles, ce qui correspond à une densité de 1,97 animal par 100 km2 d’habitat propice au lynx. Ce chiffre est pratiquement le même qu’il y a deux ans. Les photos confirment aussi la présence des lynx MILA und NERO, déjà connus dans les années 1990 et qui ont maintenant 14 et 13 ans.

Au nord du Jura, on a observé 9 lynx indépendants différents, ce qui correspond à une densité de 1,91 animal par 100 km2 d’habitat propice au lynx. Ce chiffre est légèrement plus élevé qu’en hiver 2006/07.

Croissance et pertes

Comme les années précédentes, 2009 a apporté des indices de reproduction des lynx. La plus grande partie des 37 observations a été faite dans le Jura, le nord-ouest des Alpes et la Suisse centrale.

Les populations de lynx ont cependant subi aussi des pertes: 9 animaux ont été victimes d’accidents de la circulation, 5 jeunes lynx orphelins sont également morts.

En 2009, les lynx ont dévoré 34 moutons et 7 chèvres au total. Dans le nord-ouest des Alpes, les 19 animaux de bétail tués représente le moindre dommage depuis le début des années 1990.

Zones de référence dans toutes les régions

Un aperçu fiable de l’évolution des populations suisses de lynx nécessite la délimitation d’une zone de référence dans chaque région où le lynx est présent régulièrement. C’est dans ces zones de référence qu’il faut réaliser un monitoring par pièges photographiques tous les deux ou trois ans.

Un projet pilote sera mené dans l’est des Alpes centrales en hiver 2010/2011 afin d’y définir là aussi une zone de référence. Par ailleurs, l’intégration du Valais dans le monitoring national est en discussion.
Adresse pour l’envoi de questions:
M. Reinhard Schnidrig, chef de la section Chasse, faune sauvage et biodiversité en forêt, Office fédéral de l’environnement (OFEV),
tél. 031 323 03 07

Rapports

Les résultat sont résumés dans les rapports suivants:

KORA-Bericht_51_FoFa_Jura_Nord PDF

KORA-Bericht_52_FoFa_Nordwestalpen PDF

Rapport_KVI_extension_Vaud_2009_10 PDF

Systematischer Fotofallen-Einstaz Erweiterung FR Winter 2009-10 PDF

KORA-Bericht_53_Monitoring_Raubtiere_2009 PDF

 

Source de l’article: KORA-News du 25.11.2010

 

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SUISSE: la population du Lynx en Suisse centrale est stable

Posted by lynxolog sur 23 septembre 2009


C’est ce que nous apprend le KORA Rapport n°46 (en allemand, avec résumé en français):

koraN46

Résumé – Le piégeage photographique du lynx (Lynx lynx) a été effectué durant 60 nuits, du 22 janvier au 23 mars 2009, en Suisse centrale Ouest. Trente-huits sites ont été surveillés à l’aide de paires de pièges-photographiques afin de photographier les deux flancs des lynx pour permettre une identification individuelle de manière certaine. Six lynx indépendants différents ont été détectés sur des passages dans l’ensemble de la zone d’étude au cours des deux mois d’échantillonnage. L’estimation de l’abondance par le modèle de capture-recapture M0 était de 6,0 ± 0,37 lynx indépendants ce qui correspond à une densité de 0,85 ± 0,05 lynx indépendants pour 100 km2. La densité est restée identique à celle mesurée durant l’hiver 2006/07.

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SUISSE: le Lynx a encore beaucoup d’habitats à conquérir

Posted by lynxolog sur 1 février 2009


Christine et Urs Breitenmoser: «En Suisse, le lynx a encore beaucoup d’habitats à conquérir»

Spécialistes internationaux du lynx, les Suisses Christine et Urs Breitenmoser furent les premiers au monde à le suivre sur le terrain grâce à des colliers émetteurs. Trente ans de recherches sur ce prédateur mystérieux que les deux biologistes bernois ont réunies dans un double ouvrage. Interview

Frédéric Rein – le 31 janvier 2009, 18h41
Le Matin Dimanche

La présence du lynx en Suisse, c’est l’histoire d’une réintroduction vieille de trente ans. A son arrivée chez nous, ce félin en provenance des Carpates slovaques a déchaîné – et déchaîne toujours – les passions. Il a également aiguisé la curiosité des époux Breitenmoser…

«A cette époque, même la littérature scientifique comptait beaucoup d’erreurs au sujet du lynx. Les suivis que nous avons alors effectués grâce à des colliers émetteurs (c’était une première mondiale, ndlr) nous ont beaucoup aidés à combler ces lacunes», raconte Urs Breitenmoser, codirecteur avec sa femme Christine du KORA, projets de recherche coordonnés pour la conservation et la gestion des prédateurs en Suisse.

Aujourd’hui, les deux scientifiques de Muri (BE), spécialistes mondiaux du lynx, livrent trente ans de recherches dans un ouvrage destiné au grand public intitulé «Der Luchs» (le lynx), qui ne paraît, pour l’instant, qu’en allemand…

En 2003, on a vu un lynx en ville de Zurich. L’année passée, un individu a fait parler de lui en se rendant des Grisons en Italie. Puis, il y a quelques semaines, un jeune individu s’est retrouvé dans la ville thurgovienne de Weinfelden. Le lynx est-il aussi territorial que l’on a longtemps voulu le croire?
Il s’agit là d’exceptions qui confirment la règle… Le lynx zurichois est un exemple de ce que l’on appelle le «homing», à savoir un spécimen déplacé qui tente de retourner sur sa terre natale. Le deuxième a juste osé s’aventurer un peu plus loin que ses congénères pour trouver un territoire où s’installer. Quant à celui de Weinfelden, né en 2008, il a perdu sa mère et tente, comme il peut, de trouver de la nourriture.

Ces exemples prouvent toutefois que le lynx est parfaitement capable de franchir une autoroute très fréquentée ou un fleuve large comme le Rhin…
Effectivement. En Suisse, seuls la haute montagne et les grands lacs sont pour lui des barrières physiques infranchissables.

Alors, pourquoi les deux populations distinctes de Suisse, présentes dans le Jura et dans les Alpes, restent-elles si confinées?
Les lynx se heurtent à des barrières psychologiques et sociales. C’est un animal solitaire, mais qui a besoin de voisins avec lesquels tisser un réseau social, ne serait-ce que pour se reproduire. Le territoire des lynx s’étend donc progressivement avec l’arrivée des jeunes, qui rajoutent à chaque fois une nouvelle pièce permettant d’agrandir le puzzle territorial de l’espèce. Après avoir suivi sa mère pendant les dix premiers mois de sa vie, la jeune femelle prend généralement ses quartiers à proximité du territoire de sa génitrice, alors que le jeune mâle s’en éloigne davantage. Les juvéniles [en moyenne deux par portée, ndlr.] se sédentarisent au plus tard à l’âge de 2 ans, et ne quittent habituellement pas le territoire sur lequel ils se sont installés.

Mais pourquoi, sachant cela, l’homme délocalise-t-il certains spécimens?
Pour que l’acceptation du lynx se passe bien, il est important que la densité de sa population ne soit pas trop importante dans une aire restreinte. Si l’on n’étend pas le territoire de ce migrateur conservatif à l’ensemble de notre pays, cela créera de nombreux conflits avec les chasseurs à certains endroits, alors même que l’on sait qu’en Suisse, il y a assez de gibier pour tout le monde!

A combien estimez-vous la capacité d’accueil maximale de notre pays?
Elle est relativement limitée, car la superficie moyenne du territoire d’un individu oscille entre 100 et 300 km², soit l’une des densités les plus faibles parmi les félins, exception faite du léopard des neiges. Actuellement, une centaine de lynx réside en Suisse. Ce nombre augmentera progressivement dans le futur, jusqu’à atteindre un maximum d’environ 250 individus. Mais on ne peut pas dire quand; cela dépendra notamment de la fluctuation du nombre de leurs proies en fonction du climat ou de la chasse.

Le fort taux de mortalité des jeunes agit-il comme un frein?
Non. On sait en effet qu’un jeune sur deux va mourir avant d’avoir atteint un an (une fois sur trois suite à un accident de la route, ndlr), mais ce taux est conforme aux courbes démographiques de la plupart des autres grands carnivores. Il faut avouer que l’on ne comprend pas encore le mécanisme capable de faire augmenter la population de lynx.

Aujourd’hui, quelles sont les autres questions majeures qui demeurent sans réponses?
Nous savons par exemple que le lynx eurasien mange en moyenne un chevreuil ou un chamois par semaine. Cependant, on ne connaît pas l’influence réelle qu’il a sur la dynamique des populations d’ongulés, et notamment sur leur reproduction. Son système de communication très sophistiqué demeure également un mystère. Nous n’avons ni percé le secret des marques odorantes qu’il laisse, ni même les relations directes qu’il entretient avec ses congénères.

Sa communication avec l’homme est également particulière, puisqu’il ne nous fuit pas, contrairement au loup…
On a coutume de dire que les félidés sont des prédateurs particulièrement «cool»! Si aucune pression liée à la chasse ne plane sur la tête du lynx, il ne craindra pas l’homme, mais ne l’attaquera pas non plus. Alors si vous avez la chance d’en croiser un, immobilisez-vous et profitez de cet instant exceptionnel…

À LIRE:

«Der Luchs», Urs et Christine Breitenmoser, Editions Salm Verlag, 2008. Pour l’instant, uniquement en allemand.

Source de l’article: LE MATIN.ch du 31/01/2009

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FRANCE: publication d’un compte-rendu sur le symposium d’Orléans au Conseil de l’Europe

Posted by lynxolog sur 1 décembre 2008


logo_lynx

Le Comité permanent de la Convention de Berne (Conseil de l’Europe) s’est réuni à Strasbourg fin novembre. A cette occasion, un compte-rendu du symposium d’Orléans « Lynx… le grand retour? » a été publié (en français) dans le rapport n°29, et est téléchargeable en ligne à cette adresse: http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/conventions/Bern/T-PVS/sc28_inftpvs29_fr.pdf

Pour rappel : vous pourrez également avoir un bilan complet des interventions qui ont été faites durant le symposium, en commandant les “Actes” de cette manifestation au prix de 10€ (parution courant 2009). Pour ce faire, il suffit  d’envoyer un e-mail à symposium-lynx (at) orange.fr

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FRANCE: le symposium d’Orléans s’est bien passé

Posted by lynxolog sur 24 octobre 2008


Les organisateurs peuvent être satisfaits: le symposium a attiré aux alentours de 250 personnes pour la soirée grand public vendredi, et 120 participants environ – venus parfois de très loin – pour le symposium proprement dit les deux jours suivants.

Une série de photos a été réalisée par le photographe « officiel » du symposium. Elles sont consultables en ligne à cette adresse: http://www.lejournalnature.com/downloads/PDemeure_Symp_Lynx_Sel01.zip. Pour les demandes particulières, vous pouvez le contacter via son email: pdemeure@pacific.fr

Petit bilan rapide

Il serait difficile de résumer ici tout ce qui s’est dit durant ces trois jours plutôt intenses en informations: il faudra donc attendre la publication des actes du symposium. Ces actes peuvent dès à présent être commandés pour le prix de 10 euros, en envoyant un email à symposium-lynx (@) orange.fr.

On peut néanmoins évoquer certains points intéressants: cette manifestation a permis à certains naturalistes de créer de nouveaux contacts, mais aussi d’avancer sur des questions essentielles, comme celle des données non vérifiables pour les zones où la présence du Lynx n’est pas encore prouvée. Ce symposium a également été l’occasion pour les paléontologues de lancer un appel aux biologistes pour que des squelettes de specimens actuels leur parviennent, ce qui pourrait permettre d’avancer sur la question de l’évolution et de la répartition passée des Lynx en Europe. Enfin, dernier point retenu parmis d’autres: un nouveau livre sur le Lynx, écrit par Alain LAURENT (auteur de nombreux articles dans le Bulletin d’information du Réseau Lynx), devrait sortir prochainement.

 

Pour aller plus loin

Pour développer un peu plus ce qui s’est dit durant les interventions, voici (dans le désordre) quelques liens vers les sites internet de certains des intervenants:

– Le Pôle Grand Prédateur Jura, dirigé par Patrice RAYDELET;

Lyncée Productions, pour les video de Loïc COAT;

– Le site de l’INPH / MNHN, où vous pourrez retrouver les données historiques présentées par Cécile CALLOU;

– La page du Centre ATHENAS, qui présente la réinsertion réussi d’un jeune Lynx dans le milieu naturel;

– Le projet DinaRis, qui présente les actions réalisées pour la conservation du Lynx en Slovénie. Vous pourrez notamment y retrouver le blog de Miha KROFEL dans la partie Blogi. A noter que Miha KROFEL publie également de superbes photos de ses sorties naturalistes sur Flickr, et qu’elles méritent le détour!

– Le site Initiative Pro Luchs (en allemand) pour le Lynx dans le Palatinat, qui jouxte le PNR des Vosges du Nord;

– L’incontournable site du KORA pour le Lynx en Suisse;

Leis Oursoun, le site de Mathieu KRAMMER, qui a eu la difficile charge de présenter les zones où la présence du Lynx est suspectée, et qui s’en est plutôt très bien sorti (bravo;);

– Les Bulletins d’information du Réseau Lynx, une mine d’information qui présente notamment les données validées d’indices de présence de Lynx en France.

– Et puis pour aller encore plus loin, vous pouvez aussi aller sur del.icio.us/lynxology, où vous pourrez trouver une liste conséquante de liens internet sur le Lynx en Europe et dans le monde.

 

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SUISSE: symposium sur la situation et la conservation des Félins – 1er novembre 2008

Posted by lynxolog sur 11 octobre 2008


Ce symposium aura lieu le 1er novembre au Muséum d’Histoire Naturelle de Bern. Attention: toutes les interventions seront en allemand, exceptées la présentation de Jim SANDERSON et celle d’Astrid VARGAS qui seront en anglais avec traduction en allemand.

Pour le programme complet (en allemand), cliquer ici.

Pour plus d’infos, voir aussi la page de présentation du symposium sur le site du KORA.

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SUISSE: diminution de la population de lynx des Alpes vaudoises

Posted by lynxolog sur 2 septembre 2008


Huit lynx ont été dénombrés lors du dernier comptage mené dans les Préalpes et Alpes vaudoises l’hiver dernier soit trois de moins que lors du comptage précédent. C’est le constat positif annoncé ce jour par la Commission consultative de la faune du canton de Vaud, présidée par Jacqueline de Quattro, cheffe du Département de la sécurité et de l’environnement.

Au cours de l’hiver 2007/2008, le programme de suivi des grands carnivores en Suisse, KORA, a réalisé, en collaboration avec les cantons et les chasseurs, une nouvelle campagne de monitoring au moyen de pièges photographique dans le nord-ouest des Alpes. Les dessins formés sur le pelage du lynx étant uniques, ils permettent de reconnaître les individus et ainsi d’estimer le nombre d’animaux présents.

Dans les Préalpes et Alpes vaudoises, ce comptage a lieu chaque deux ans depuis 2005. La première campagne réalisée durant l’hiver 2005/2006 avait mis en évidence la présence de onze lynx sur ce territoire. Au cours de l’hiver 2007/2008, seuls huit lynx ont été comptés sur territoire vaudois, soit trois de moins que deux ans auparavant. Cette diminution est notamment due au déplacement en 2006/2007 de deux lynx dans le Jura vaudois et d’un lynx destiné au programme LUNO en Thurgovie.

Les lynx se déplaçant régulièrement entre les cantons de Vaud, Fribourg et Berne, la moyenne s’élève à 1.50 lynx environ pour 100km2. Cette valeur est relativement stable par rapport à 2005/2006.

La cheffe du département de la sécurité et de l’environnement a clairement exprimé sa volonté de diminuer encore le nombre de lynx dans le canton afin de contenir les dégâts qu’ils provoquent tant auprès des éleveurs que des chevreuils et chamois. Dans ce sens, les opérations de capture d’un lynx se prolongent jusqu’au 30 septembre, en accord avec la Confédération.

Bureau d’Information et de Communication de l’Etat de Vaud.

Le Communiqué de Presse original

Interview avec S. Sachot, Conservateur de la faune du canton de Vaud (Le Temps, 30.08.08)

SOURCE: Cet article est tiré du site du KORA, à la page KORA-News

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FERUS: un nouvel article sur le Lynx dans l’arc alpin

Posted by lynxolog sur 3 août 2007


FERUS vient de publier un nouvel article, qui résume en français le bilan quinquénal du SCALP à propos de l’état des populations de Lynx dans l’arc alpin, document qui vient d’être mis en ligne sur le site du KORA (pdf en anglais).

Cliquer ici pour:

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